COMMUNIQUE DE PRESSE DU CAFFES—09/12/2016–Salon du Bien-être en Famille

décembre 9, 2016 JOURNAL

Centre national d’accompagnement face à l’emprise sectaire, le CAFFES qui poursuit les activités de l’ex-ADFI Nord Pas de Calais Picardie, accompagne les victimes directes et indirectes d’emprise sectaire et des dérives en découlant de quelque nature qu’elles soient.

A l’occasion de l’ouverture du Salon du « Bien-être en famille » qui aura lieu ce samedi 10 décembre 2016 au collège Dominique Savio de Lambersart, le CAFFES appelle les visiteurs à la plus grande vigilance quant à la présence dans ce type de manifestation,  d’individus ou d’entreprises faisant démonstration de techniques à visée thérapeutique pouvant déboucher sur des dérives sectaires. En toute confiance, le visiteur sera invité à découvrir un ensemble de pratique du bien-être qui sont malencontreusement connues de notre Centre comme facilitant la mise sous emprise sectaire, avec, à la clef, des conséquences médicales, familiales, sociales toujours douloureuses.

Dans son rapport au Premier Ministre de 2005 la MIVILUDES (Mission Interministérielle de Lutte et de Vigilance contre les Dérives Sectaires) appelle les pouvoirs publics à la plus grande vigilance à  l’égard des dérives sectaires engendrées par cette technique, dont le Reiki, une pratique orientale de guérison via l’imposition des mains qui connaît une forte popularité depuis quelques années.[1] Il en va également de plusieurs autres pratiques telles que l’ayurvédique, la médecine énergétique ou encore la kinésiologie, citées par la MIVILUDES dans son guide « Santé et Dérives sectaires » de 2005 parmi les méthodes « à dangerosité sectaire potentielle ». [2]

 Ces nouvelles « Pratiques non-conventionnelles à visée thérapeutique » sont souvent le fait de praticiens dépourvus de qualifications médicales qui peuvent  librement prescrire et pratiquer des soins sans aucun contrôle scientifique ou ordinal. En outre, ces nouvelles techniques du bien-être représentent également une source de profits et de gains non-négligeable. Au-delà du bien-être, il ne faut pas s’y tromper ; il est bel et bien question d’argent. Ce marché en pleine expansion ne doit d’ailleurs pas masquer les effets délétères de ces techniques ; le détournement des parcours de soins classiques, les pertes de chance de guérison voir les décès sont malheureusement les conséquences tragiques des récits familiaux que nous recevons au CAFFES.

Pour ces raisons, le CAFFES invite le public à la prudence quant à la présence dans ce type de salon, d’individus aux pratiques et aux titres flous. Loin de vouloir dénigrer le bien-fondé de ces pratiques, il convient de toujours se renseigner sur l’identité, les motivations, le contexte dans lequel exercent ces intervenants afin que le « bien-être ne chasse pas la santé ». [3]

 

                                                                                                          L’équipe du CAFFES

                                                                                                          Contact : 06.08.35.09.58

[1] MIVILUDES Rapport au Premier Ministre 2005 p 52

[2] MIVILUDES Guide « Santé et Dérives sectaires » annexe 1 p 173

[3] Communiqué de presse du CAFFES de novembre 2014 :  http://caffes.fr/quand-le-bien-etre-chasse-la-sante/