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L'organisation de la scientologie dit merci à la justice pour sa lenteur
L'organisation de la scientologie dit merci à la justice pour sa lenteur

L'organisation de la scientologie dit merci à la justice pour sa lenteur

3 mai 2026

L’institut Aubert à Vincennes, une école privée liée au mouvement sectaire de la scientologie, est depuis 1998 dans le collimateur de la justice, qui prend donc tout son temps. Après vingt-cinq ans de procédure, sans résultat, les plaignants se désistent pour protester.

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COMMENTAIRE DU CAFFES

Nul ne peut ignorer que le droit à un jugement dans un délai raisonnable est un principe fondamental, mais voilà que le système judiciaire français, une fois de plus, prouve qu’il ne sait ni respecter ni appliquer cette règle.

Et de quelle triste et récente manière ! C’est ainsi que du dossier de l’institut Aubert lié à la Scientologie, après vingt-cinq années de procédure, onze juges d’instruction, une multitude de recours, il ne reste plus un seul plaignant. Épuisés, découragés, ils ont fini par abandonner leur droit légitime à réparation, usés par cette lenteur qui dissuade ceux qui osent espérer justice, faute d’avoir la patience, l’énergie ou les moyens de continuer à attendre.

Mais comment en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi cette lenteur insupportable ? On pourrait presque croire qu’un traitement délibérément lent est réservé aux dossiers de la Scientologie pour lui permettre, au final, d’obtenir gain de cause. N’est-ce pas une mise en scène orchestrée pour protéger on ne sait qui ou quoi ? Souvenons-nous notamment des pièces mystérieusement disparues d’un dossier engagé en 1993, en plein Palais de Justice de Paris, ou encore de la suppression des textes du code civil issus de la loi About Picard, permettant à la Scientologie d’échapper à sa dissolution, malgré des condamnations définitives en 2013.

Quand comprendra-t-on enfin la gravité de cette organisation à caractère sectaire – un véritable État dans l’État – qui se joue des lois de la République, qui semble manipuler la justice de notre pays à sa guise ? Quand enfin ces victimes, qui chaque jour souffrent dans l’indifférence, seront-elles prises en considération ? Jusqu’à quand accepterons-nous cette mascarade ? Le temps de la justice n’est pas celui de l’impuni.