07/07/2022–Ceci est un appel du CAFFES

Le mardi 5 juillet 2022, 16 mamans et 35 enfants, français, jusqu’ici détenus dans des camps syriens ont été rapatriés en France. Ces « enfants perdus de la République », victimes d’une mécanique d’embrigadement qu’ils n’ont pas su comprendre ni anticiper (1), vivaient depuis 6 ans dans des conditions inacceptables et inhumaines faisant craindre pour leur vie.

C’est donc fort affaiblis par ces 6 années d’enfermement physique et mental qu’ils sont rentrés. Ce qui constitue pour eux et pour tous ceux qui ont accompagné leur détresse – dont le CAFFES – un énorme soulagement.

Un soulagement qui n’occulte toutefois pas le lourd sentiment d’incomplétude de l’action engagée qui laisse encore de côté de nombreuses mamans et de nombreux enfants, français, restés prisonniers des camps de Syrie ou d’Irak. Pour qui cela a été un véritable crève-cœur de voir ainsi partir celles et ceux dont ils étaient si proches ….

Le CAFFES appelle donc au rapatriement de toutes les mamans et tous les enfants, français, encore détenus dans quelque camp qu’ils se trouvent. Afin que le dossier des « enfants perdus de la République « puisse maintenant être réglé comme il se doit, sur le territoire national, puis définitivement fermé.

Pour le CAFFES, la présidente, Charline Delporte


(1) Pour mémoire, nous vous rappelons cette phrase écrite par une adepte de 17 ans membre du mouvement « Le temple du peuple », assassinée en 1978 avec plus de 900 autres disciples, tous victimes de la folie sectaire du leader de ce mouvement. Un texte toujours d’actualité qui mériterait d’être largement diffusé, débattu et enseigné pour éviter que d’autres drames de même nature ne se reproduisent. Encore et encore…
« Quand vous rencontrez les gens les plus amicaux que vous ayez jamais connus, qui vous amènent dans le groupe le plus chaleureux que vous ayez jamais rencontré, et que le leader est la personne la plus inspirée que vous ayez jamais rencontrée, et qu’alors vous apprenez que l’objectif du groupe est quelque chose que vous n’aviez jamais espéré voir réaliser, et que tout cela est trop beau pour être vrai, c’est probablement trop beau pour être vrai »