Nous n’étions pas armés

mars 31, 2015 BIBLIOGRAPHIES

nous-n-etions-pas-armes-jpgC’est un fait divers hors norme par l’ampleur de son préjudice moral et matériel, le profil de ses victimes, sa durée : 1997-2009. A travers ce témoignage, Christine de Védrines, celle qui a succombé à la manipulation mentale de Thierry Tilly avant d’alerter la justice au péril de sa vie, sort de son silence pour raconter les dix années du drame extraordinaire qu’elle a enduré avec onze membres de sa famille, toute génération confondue, de l’aïeule de 90 ans aux petits enfants de 15 ans.

Tombée sous la coupe de l’escroc Thierry Tilly, cette grande famille du sud-ouest aura tout perdu : son château, ses appartements, ses bijoux, ses meubles. Redoutable psychologue, manipulateur hors pair, Thierry Tilly sera parvenu à couper la famille du monde en leur faisant croire à des complots imaginaires dirigés contre eux. En les persuadant qu’ils étaient « élus » depuis des siècles, des gens hors normes qui devaient retrouver la « mémoire » de leur patronyme et de leurs origines. Allant jusqu’à parler de menaces de mort s’ils ne suivaient pas ses préceptes.

C’est lorsque Tilly « exfiltre » la famille à Oxford en 2007 que Christine se rebiffe. Elle le paiera cher.
Aujourd’hui, c’est pour guérir les profondes blessures psychologiques qui ont marqué sa famille que Christine prend la plume pour retracer une tragédie humaine, à la force et à la noirceur hitchcockienne.
Principale victime de Thierry Tilly, Christine de Védrines est celle qui a relevé la tête et grâce à qui l’affaire des reclus de Monflanquin a trouvé un heureux dénouement.