EDITO DE JUIN 2015 – Un avenir sous pressions?

juin 11, 2015 JOURNAL

Les mois passent mais pas l’émoi des familles que nous accompagnons au quotidien et c’est non sans crainte que nous envisageons l’avenir.

Un avenir qui pourrait se teinter de sombre face à la montée en puissance des communautarismes au détriment d’une nécessaire unité nationale garante du respect de nos valeurs démocratiques.

Aujourd’hui encore, nombreuses sont malheureusement les familles, confrontées aux mouvances apocalyptiques en tous genres, qui viennent nous faire part de leurs inquiétudes face à l’accroissement des pressions subies par leur proche pour qu’ils figurent toujours parmi leurs précieux effectifs.

Profitant du tapage médiatique actuel autour d’un seul et même mouvement, ces organisations continuent de prospérer en toute tranquillité et impunité, parfois même « encouragées » par les errements médiatiques et/ou judiciaires. L’exemple de l’organisation des Témoins de Jéhovah est sur cette question un cas d’école (voir notre édito d’avril 2015); mais elle n’est pas la seule à en profiter! Certains mouvements évangélistes exploitent, eux aussi, cette perte de vigilance pour répandre un discours anti-républicain en toute impunité en continuant à se jouer de nos principes fondamentaux.

Faute de moyens financiers suffisants, peu sont ceux qui, des années durant,peuvent accompagner la souffrance de leurs victimes.

C’est pourquoi notre centre tenait à saluer le courage de ces habitants de Deyvillers qui,sans relâche, ont rappelé à l’organisation des Témoins de Jéhovah que sous couvert de croyance, il n’était pas possible de se jouer des tribunaux administratifs et de s’affranchir des règles élémentaires en matière de droit de l’urbanisme (communiqué de presse de l’Association de Défense de l’Environnement de Deyvillers de juin 2015 ) et de droit tout cours!

Si l’on a tout lieu de se réjouir d’une telle information, il nous est aussi permis de nous interroger sur l’incroyable capacité financière de ladite association qui en temps de crise s’est accordé la largesse d’engager des milliers voire des centaines de milliers d’euros en frais de justice.

Des frais dont auront encore à souffrir ses adhérents! Il y a malheureusement, fort à craindre, que ces derniers ne subissent davantage de pressions pour ne pas quitter l’organisation en déroute!