Edito de janvier 2016 – LE MOT DE LA PRÉSIDENTE.

janvier 28, 2016 JOURNAL

EN CE DEBUT D’ANNEE 2016….

Le CAFFES présente à chacune et à chacun d’entre vous ses meilleurs vœux de santé et de réussite en ayant une pensée émue pour les familles et leur entourage (parental, amical, professionnel…) confrontés directement ou indirectement à l’emprise sectaire, de quelque forme qu’elle se manifeste.

Notre volonté d’agir à leurs côtés est sincère. Et même si nous n’avons pas les moyens de leur apporter des solutions miracles, nous sommes là pour les accompagner et les soutenir en leur apportant l’écoute et les services dont ils peuvent avoir besoin.

Début 2015, lors du rendez-vous obtenu fin janvier, la présidence de la République nous a assuré du maintien dans leurs fonctions de la MIVILUDES et de nos partenaires institutionnels  –  jusque dans les ministères – et de la nécessité de traiter globalement, comme nous le faisons depuis tant d’années, le phénomène sectaire en évitant de le circonscrire au seul processus de « radicalisation ».

Ce processus a, au demeurant, mobilisé dans l’horreur l’ensemble des services centraux et extérieurs de l’Etat (Protection judiciaire de la jeunesse, services préfectoraux, services pénitentiaires….etc.) mais aussi les différentes collectivités et établissements publics territoriaux.

Tous impatients d’être opérationnels le plus vite possible en disposant des « clefs » leur permettant de détecter l’emprise sectaire sous-jacente à telle ou telle situation rencontrée. C’est ainsi que de nombreux professionnels sont venus nous solliciter pour les sensibiliser à cette problématique.  Ce que nous avons fait, conformément à notre façon de faire et aux outils dont nous disposons, de manière globale sur tout le phénomène sectaire, ce y compris ce qui a trait à la « radicalisation » des jeunes.

Nous remercions l’Etat, la Région Nord Pas de calais, les départements et les mairies pour leur soutien moral mais aussi pour les concours financiers apportés qui ont permis de poursuivre notre « professionnalisation » en créant trois nouveaux emplois ; deux d’assistante sociale et un d’éducatrice spécialisée. Lesquels viennent en appui des trois psychologues, d’une avocate et d’un informaticien/webmaster, tous vacataires et des bénévoles, en activité ou retraités, intervenant dans les différents domaines de compétence de leur profession respective.

En ce début d’année 2016,

-Notre première résolution est de mettre plus encore l’accent sur la Prévention des jeunes.

Certes nous intervenons déjà régulièrement dans les collèges, les lycées, les universités. Nous accueillons également dans notre centre des stagiaires des trois pôles socio-éducatif, psychologique et juridique, ainsi que des lycéens qui, dans le cadre de leur TPE, travaillent sur le phénomène sectaire comme le prévoit le programme officiel. Mais nous avons aussi publié à leur intention une BD  « Manon, Lilou, Alex, Thomas: quatre adolescents face au phénomène sectaire » qui, créée en 2011, a depuis un franc succès en étant diffusée gratuitement à plusieurs milliers d’exemplaires  de par le monde – En cours de réédition à plusieurs autres milliers d’exemplaires.

Une BD qui, pour répondre au goût actuel des jeunes, va être prochainement produite par nos soins en la forme d’un film d’animation. Avec le concours direct d’une classe de lycée. Une exclusivité dont nous ne sommes pas peu fiers que nous souhaiterions pouvoir proposer au Ministère de l’Education nationale.

-Notre seconde résolution est de poursuivre mieux encorel’accompagnement des familles en souffrance ou en questionnement. De les aider à assumer le rôle essentiel qu’elles ont de maintenir des liens avec la personne mise sous emprise ou « radicalisée ». De les préparer à être en mesure de lui tendre la mainau terme de son parcours et de ses croyances« sectaires ». Lesquels ne pourront advenir que lorsqu’elle aura pris conscience de la manipulation subie, lorsqu’elle ressentira le « déclic » salvateur décrit par les psychologues. D’où notre interrogation sur la pertinence des « centres de dé-radicalisation » projetés, ce que le CAFFES n’est pas.

Notre centre étant le vôtre, vous pouvez nous adresser toute remarque ou suggestion ou mieux encore venir nous rencontrer.

Charline DELPORTE et l’équipe du CAFFES.

A votre écoute.