CAFFES-18/12/20-EN CETTE FIN D’ANNÉE,VOICI LE TÉMOIGNAGE D’UNE VICTIME SORTIE D’EMPRISE SECTAIRE ACCOMPAGNÉ DE SON COMMENTAIRE.

décembre 18, 2020 ACTUALITES, JOURNAL, Presse Audiovisuelle

L’intro de cette chanson est un chant d’ouverture à mon intériorité. Le piano commence à peindre le paysage sonore d’un environnement sinistre. Mais le paysage s’approfondit et devient une balade, comme quand je me baladais dans la campagne normande, entouré d’arbres et de lumière. Le refrain est une mélodie qui monte, comme une envie de continuer d’être libre. La mélodie redescend juste à la fin pour me signifier que ces moments de liberté n’étaient toujours que de courte durée.

La seconde partie du refrain accompagne un chant encore très lointain, comme la lumière qui éclaire une caverne faite d’illusion et d’obscurité. Dans le deuxième couplet, il y a l’intervention d’une sonorité d’orgue synthétique qui me rappelle les mormons, cette prison de joie. Cette sonorité colle à cette vie intérieure tout en restant à distance de mon essence. C’est-à-dire qu’elle imite ce qui est sans pour autant être. À la fin de ce second couplet, une pluie de glaces et de cristaux vient saupoudrer ce paysage sonore, comme pour indiquer qu’il y a un changement d’atmosphère.

Le deuxième refrain devient plus fort, le chant qui était au loin se fait entendre davantage, toute cette vie intérieure prend de l’espace, elle devient généreuse et va vers une dynamique de croissance et d’expansion. Dans la seconde partie du refrain le temps se ralentit, comme pour se préparer à un saut intérieur. À ce moment-là, la prison de joie dans laquelle je suis devient lointain, comme de l’écho, et il n’y a que cette mélodie intérieure qui subsiste. À ce moment, je sens une échappatoire à ma réalité. Comme si je venais de découvrir un trésor que je ne comprends pas mais qui est là.

Le dernier refrain célèbre la victoire sur le temps et l’espace, cette ouverture intérieure m’ouvre de nouvelles perspectives de vie. J’ai traduit ce dernier moment par l’adulte de maintenant rencontrant l’enfant que je fus, le futur vient me parler pour me dire une chose: « ne t’inquiète pas, ici tout ira bien, je te le promets ». Le dernier mouvement se termine par le retour de ce paysage sinistre, et je pleure, seul, dans cette prison de joie. »

Merci à vous de me lire, de m’aider dans cette accompagnement de liberté.